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| EDITO |
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Bonjour, Bonsoir, Bienvenue, Ami, Visiteur, dans cet antre fragile au creux duquel j'expose je cache j'abrite quelques fragments evanescents de pensées, rêves, cris elfiques.
 Cet espace existe depuis maintenant un an (Joyeux Anniversaire !) et tisse lentement une toile aux fils longs mais ténus, qu'il te faudra démêler, lecteur, avant de prétendre me connaître. (Traduction pour les moins attentifs : ce blog est loin de suffire pour me cerner). Navigue à ta guise, humble mortel, sur ces eaux troublées, grave ton nom dans la pierre afin que ta trace ne soit balayée par la marée, mais ne pollue pas, s'il te plaît, ce sanctuaire paisible. Je t'invite chaleureusement à y pénétrer, peut-être resteras-tu pour une tasse de thé ? Ambiance musicale du moment : - Tous les articles ne sont pas sur cette page, regardez dans Archives à droite pour pouvoir voir le blog dans sa totalité et dans l'ordre chronologique. Si un ancien article est commenté, je le remettrai en première page afin que tous puissent lire les commentaires. (J'ai enlevé les catégories car je trouvais difficile de devoir "classer" ce que j'écris : je préfère le capharnaüm littéraire).
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| Parler avec Petite Elfe en direct... (le 12/05/2008 à 02h13) |
Tentative : j'installe ici une boîte de discussion grâce à laquelle mes visiteurs pourront me parler en direct s'ils me voient connectée. Je ne sais pas si cette boîte demeurera, tout dépendra l'usage que vous en ferez, mais je suis trop curieuse pour ne pas essayer. Taper votre pseudo en dessous de la zone texte et présentez-vous... gare aux ptits malins cependant, je peux repérer vos IP !
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| En exclusivité ! (le 29/03/2008 à 18h21) |
Vous êtes un régulier du Monde de Petite Elfe ? Ce modeste univers virtuel n'a aucun secret pour vous ? Venez donc découvrir la version "ch'ti" de ce blog : le monde de petite elfe tel que vous ne l'avez jamais vu ! Amis du Nord, bienvenue, amis d'ailleurs et de nulle part, venez vous glausser du spectacle... parce que l'autodérision n'a jamais fait de mal à personne, venez contempler la destructuration méthodique et caricaturale de mes interminables palabres.
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| ARTICLE A LA UNE |
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| Un pas décisif (le 04/05/2008 à 01h48) |
"Demain est moins à découvrir qu'à inventer" Gaston Berger
"Non !". Aussi curieux que cela puisse paraître, c'est le premier mot du roman que j'ai commencé à écrire à 13-14 ans. Il faudra un jour que j'accouche de ce projet inlassablement avorté. Tiens j'vais m'en faire une ptite note sur mon blog : Petite Elfe, tu devrais te remettre à écrire, arrêter de te lamenter sur la piètre qualité de ton style et aller t'en acheter un faire de ton mieux avec ce que tu as. Mais ce soir, ce n'est pas par un "non" que je vais m'exprimer. J'ignore si je sais vraiment dire "non" à vrai dire. Je suis celle sur qui on marche impunément. Pour les autres, là, je sors les griffes, mais dès que quelque chose me concerne directement, je suis démunie. Toujours cette foutue hyper émotivité que j'abhorre/adore. En revanche je sais dire "oui", à croire que je ne sais dire que ça. Mais pour que je réponde par l'affirmative, encore faut-il qu'il y ait une demande. Curieuse coïncidence, Il ne m'a rien demandé. Pas plus que moi. S'installer ensemble est très vite devenu une évidence sans qu'il y ait de questions à se poser. Penser que je ne m'en pose pas serait sous estimer la complexité de l'esprit féminin. Est-ce que cela va marcher ? Je l'ignore. Est-ce que j'ai peur ? Oui. Est-ce que je suis heureuse ? Oui. (J'vous l'avais dit, je ne sais pas dire non, lol).
Il fait l'unanimité. Mes parents, Jocelyn, mes amis les plus proches et les plus intimes... Et il n'est pas assez riche pour les avoir tous payés ! Jme dis donc que j'ai peut-être trouvé chaussure à mon pied... pas parce que les autres me le disent, mais parce que notre entente semble palpable. Après la vie est un chemin tortueux et mouvementé, rien n'assure que je ne vais pas user ma superbe chaussure : si on pouvait souscrire à des assurances dans les relations sentimentales, cela se saurait. Alors oui, c'est un grand pas (mais avec de bonnes chaussures, hé hé), c'est la première fois que je me sens capable d'en faire un, je veux dire de manière tangible, avec quelqu'un... donc pourquoi pas ! à suivre...
 Sinon pour changer de sujet, j'en appelle à tous les fans de football de la blogosphère : j'ai rencontré Aimé Jacquet, Bixente Lizarazu, Patrick Viera, Laurent Blanc, Christian Karembeu et Emmanuel Petit ! Pour la petite histoire, mon Chéri voulait absolument participer à un plateau TV pour voir un peu "l'envers du décors". Nous avons décidé de manière totalement impromptue d'assister au tournage du Grand Journal de Canal +. Or, ce que mon pauvre Chéri et moi même ignorions, c'est qu'il s'agissait d'une spéciale "France 98". Je dis "pauvre chéri" car Petite Elfe, qui avait suivi la coupe du monde avec passion il y a dix ans, était ravie ! Une seule déception : ils n'ont pas serré de mains dans le public... "Tant mieux", rétorque Adibou, "je n'aurais pas su de qui je serrais la main" ... Non mon chéri, je te répète que Ribéry n'était pas là ! Belle brochette de postérieurs, en tout cas, ils étaient tous en alignés devant nous ^^. Alors, qui est jaloux ? lol. |
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| Nuit de printemps (le 05/04/2008 à 03h24) |
"Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière" Victor Hugo - Les Contemplations- C'est toujours à la faveur de la nuit que mes envies d'écrire s'éveillent. Le problème, c'est que je n'écris pas, je laisse dériver mon imagination foisonnante en rêvant à ce que cela pourrait donner mais je ne concrétise jamais. Cette espèce de panne sèche de la plume me poursuit depuis un moment déjà, j'ai parfois l'impression que quelque chose en moi s'est éteint. Je jette au gré du vent quelques articles désarticulés sur ce blog, je ne suis même pas sûre que les gens les lisent vraiment, et je m'en contente tout en trouvant cela médiocre. Se complaire dans une médiocrité abhorrée... c'est tout moi ça.
J'aime la nuit, j'aime son silence, l'impression d'être seule au monde, c'est mon moment à moi. J'aime m'ennuyer la nuit. J'aime lire un bon livre au creux de mes draps et ne le lâcher qu'au petit jour. J'aime écouter de la musique et penser, sans limites, laisser mon esprit vagabonder. Je n'aime pas ce qui me ramène à la réalité : le stress, les obligations, un son incongru de mes colocs dans leur sommeil... autant de chaînes et d'entraves qui m'empêchent de m'envoler.
Un coup de tél auquel je ne m'attendais pas tout à l'heure. Curieux mélange de sensations : surprise, un peu de tendresse, de nostalgie, un certain plaisir, une colère sourde (pourquoi maintenant ?)... On en parle souvent avec Faustine, certaines personnes vous marquent et c'est pour la vie, et une plus particulièrement que toutes les autres. Autrefois, il n'y a pas si longtemps encore, sa voix était la seule à me faire retrouver mes émotions d'adolescente, ce frisson qui me parcourait l'échine, ce coeur qui semblait battre dans ma gorge, ces ptits rires nerveux et complices... Pour la première fois, je ne l'aurais jamais cru possible, je n'ai pas retrouvé ces sensations. Surprise, tendresse, nostalgie, colère, certes, mais à des degrés très raisonnables. Je n'ai pas été submergée par l'émotion, j'ai trouvé très facilement un ton de badinnage que je ne m'étais jamais connu avec lui. Je suppose que je devrais être triste, avoir la sensation d'avoir perdu quelque chose... mais en fait je crois que c'est parce que j'ai gagné quelque chose d'inestimable, une espèce d'osmose... Et là vous ne pouvez même pas saisir à quel point, je suis en train d'écouter grâce au formidable site Last.fm la radio qui correspond aux goûts musicaux d'Adrien et il me semble entendre tout ce que j'ai écouté de mon adolescence à aujourd'hui (hormis Lara Fabian, ok, lol). Voila l'harmonie.
 Et heureusement que de l'harmonie, il y en a un peu, car mon quotidien est un enfer par bien des points, mais je ne peux pas m'en étendre ici au vue des implications que cela pourrait avoir...
Nemo me regarde de son oeil inexpressif. Je me demande ce que ça fait d'être une peluche. Je n'aimerais pas être une poupée, ça non, mais une peluche ? C'est quelque chose d'intime une peluche, qu'on ne montre pas à tout le monde, qu'on serre contre son coeur, qu'on mordille, sur laquelle on pleure... Bon ok, on les passe aussi à la machine de temps en temps, mais Nemo ne passe pas à la machine, fais chier. Puis de toutes façons Jocelyn vous dira qu'on peut fort bien tomber amoureux d'une machine à laver. L'amour est bien une espèce de machine qui vous secoue dans tous les sens, et attention au mode essorage ! En revanche on en ressort jamais d'un blanc immaculé, c'est moins efficace qu'une machine à laver l'amour. Oula qu'est-ce que je raconte ! Faut m'arrêter quand je délire hein !
Bon je me suis interrompue dans l'article pour regarder des photos, et vous pouvez dire ce que vous voulez, mais la petite soeur de mon copain est une bombe ( de 7 ans, ça promet !). Elle a de qui tenir c'est normal. Et si on arrêtait les dégats, vous en dites quoi ?
^^ .. O
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| Ptit point en dix points (le 29/03/2008 à 23h57) |
 - 10 groupes que vous écoutez en ce moment :
-Archive (indétrônable ^^) -The Arcade Fire -Blackfield -Foo Fighters -Kill the young -Mars Volta (contaminée 'malgré moi' par un certain ptit Adibou ^^) -Porcupine Tree -Queen (retour aux sources) -Placebo (toujours quelque part dans mon lecteur MP3) -Anathema
- 9 choses que vous attendez :
-qu'Il arrive (J-7) -vivre avec Lui (par dessus tout) -la fin de la licence/de mes études -le RER tous les matins -les vacances pour revoir les gens qui me manquent -la sortie ciné du dernier Night Shyamalan (août 2008 normalement) -les derniers tomes (livres !!!) de la trilogie d'Eragon et de Barthiméus (ben oui Harry Potter c'est fini, faut bien survivre !) -la suite de Desperate Housewives/Grey's Anatomy/Lost/The L world/One Tree Hill... (fan de séries moi ? ). -Lui faire visiter le Musée d'Orsay
- 8 choses que vous aimez porter :
- des sous-vêtements rouges (de manière plus large du Rouge et du Noir en règle générale... jsuis très Stendhalienne ^^) -La parure elfique qu'il m'a offerte dont j'aime également "porter" le collier à mes lèvres -Sa gourmette (même si elle est dix fois trop grande pour moi) -1881 de Cerutti : mon parfum -des livres : il m'en faut toujours un sur moi, c'est vital -un enfant (dans mes bras, et c'est tout pour le moment ^^) -Ses tee shirt inmettables du Languedoc Roussillon pour dormir -mon appareil photo...qui me manque tellement ...
- 7 choses qui vous énervent :
-les cons (et particulièrement en couple) -la tectonik et les pouffes fashions -l'hypocrisie des filles en règle générale -l'indifférence des parisiens -la méchanceté gratuite -les attaques non fondées -qu'on s'en prenne aux gens que j'aime
- 6 choses que vous dîtes souvent :
-"c'est vrai ?" (ben oui je comprends toujours pas comment Il fait) -"allo" -"Cicero dixit" (hommage latin à Marjo qui s'en souviendra ^^) -"un palmier s'il vous plaît" (à la boulangerie) -"Non, désolée, je ne suis pas célibataire" -je prononce les mots "galvaudé" et "vacuité" à tout va
- 5 choses que vous faîtes tous les jours:
-avoir le coeur serré et les yeux embués quand je vois quelqu'un faire la manche -lire -Lui parler -aller sur mon blog, celui de Jocelyn et celui de Faustine -dire bonjour à "des gens" qui n'en ont rien à foutre
- 4 de vos chansons favorites en ce moment
-Fuck you d'Archive (mmmmmmmmh ça défoule ^^) -Rebellion d'Arcade Fire (ultra planant) -Let it Die des Foo Fighters -Kaleidoscope de Kate Havnevik
- 3 films que vous pourriez regarder et reregarder
-Moulin Rouge !!!!!!!! -Shakespeare in love -Meet Joe Black ...et tellement d'autres !
- 2 Livres que vous pourriez lire et relire :
-Les liaisons dangereuses de Laclos -Harry Potter (à chacun son péché mignon ^^) ...et tellement d'autres !
- 1 pensée qui vous passe par la tête, là, tout de suite :
Je n'aime pas penser sur commande et oh j'adore la BO de Blood Diamond et de La jeune fille de l'eau.
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| Mars 2008 (le 28/03/2008 à 01h12) |
"Faites de lui un homme blessé parce qu'une fois en cette vie il a vu la figure d'un ange" Claudel -Le Soulier de Satin-
Oui parce que bon, la Saint Valentin, c'est fini depuis un ptit bout de temps, et je commençais à craindre que vous ne croyiez ma verve éteinte avec elle. Me revoici donc, riche de nouvelles expériences (rrrro je viens de me relire et de me rendre compte que cette expression va alimenter les fantasmes des esprits les plus pervers...), pleine à en déborder de... mots... que je ne sais pas comment coucher... (Eh bien c'est le cas de le dire, je ne suis pas couchée !).
C'est beau cette citation de Claudel, comme si on ne pouvait avoir qu'une vision de l'amour en cette vie et que cette vision marque définitivement. Ce n'est pas Faustine qui me contredira. Et la beauté liée à la douleur... Cela me rappelle une expression du Grand Meaulnes d'Alain Fournier, ouvrage que décidement je n'ai pas aimé mais à sa décharge on pourra dire que je l'ai lu jeune : même si le roman ne m'a pas séduite, j'ai toujours gardé en mémoire ces mots qui accompagnait inmanquablement la description de la jeune fille que Meaulnes aimait ; "elle avait un visage aux traits douloureusement fins". Je trouve l'image magnifique, et on y retrouve cette notion de beauté mêlée à la douleur, un peu comme si l'homme n'était pas fait pour la beauté et qu'elle comportait toujours un prix pour sa personne.
Je sens que je vous perds là, si si. Ce n'est pas que ce que je dise soit trop intelligent, c'est même sûrement le contraire, mais c'est que je vous ennuie...
Alors puisque vous êtes là pour cela, bande de ptits voyeurs, je vais vous raconter ma vie. Mes amis me manquent, ce qui n'est pas nouveau. Montpellier, mes parents, et bien sûr mon copain me manquent. Cela fait 6 mois d'ailleurs, hé hé, pas qu'il me manque hein, mais qu'on est ensemble. J'ai l'impression qu'il y a tous les jours des tournages à la Sorbonne, et je dois être figurante malgré moi de quelques obscurs documentaires ou films étrangers ou amateurs. Je donne des cours particuliers de maths, allez savoir pourquoi c'est ce qu'on me demande le plus. C'est le printemps et il fait froid. Paris c'est beau. J'ai beaucoup minci et pourtant je me trouve affreuse. Mon blog a un an, j'ai changé l'édito. Voir Adrien jouer de la batterie a été quelque chose de très grisant et j'avais le coeur gonflé de cette fierté propre aux amoureux mais je ne lui ai pas dit. On pourrait croire à me voir que communiquer sur mes émotions n'est pas un problème pour moi et pourtant il y a beaucoup de choses que je ne dis pas. Je suis très pudique, peu tactile, peu démonstrative avec les gens que j'aime en règle générale. Et comme je vous aime, chers lecteurs, je préfère me taire avant que vous ne réalisiez la vacuité de mes propos (mais je crains que ça ne soit déjà fait...).
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| Vous savez c'que j'lui fais à la St Valentin moi ? (le 16/02/2008 à 02h34) |
Je m'en tamponne le "cocquillard" de la St Valentin (expression volée à ma grand mère Dieu la bénisse !). Déjà le seul Valentin que j'ai connu n'avait rien d'un saint (hein, d'abord !). Puis pourquoi faut-il à tout prix un jour pour fêter les amoureux ? Non seulement ça déprime les célibataires -ou les personnes en couple seules à cette date- mais en plus cela voudrait dire que ce jour là il faut s'aimer ?! C'est ridicule, et les autres jours alors ? Nos pauvres bonZhommes qui ont déjà bien du mal à connecter leurs deux neurones* (l'étoile ça veut dire qu'il faut regarder la note en bas de l'article, je fais ça pour pas que vous vous perdiez dans ma phrase, ça vous aide maintenant que je vous ai fait une belle parenthèse ? Je pourrais continuer vous savez ! Non ? Vraiment ? Sans façons ?) pour nous dégoter des cadeaux pour noël, anniversaire et autres dates incontournables sont acculés par cette date fatidique de la St Valentin où ils doivent trouver quelque chose à tout prix -les commerçants savent suffisamment les faire culpabiliser sur la question-... Et en plus ils doivent se départir entre le cliché du romantisme et l'originalité, parce que nous sommes exigeantes, nous autres, nous ne sommes pas des femmes pour rien ! "Pourquoi aucun ne veut comprendre que je veux juste des coeurs en chocolat pour la St Valentin ? C'est quand même pas compliqué !", me dit *** (non là les étoiles ne veulent pas dire qu'il faut aller en bas) un jour. Violons et pétales de roses, venez à mon secours !
Vous l'avez compris, je n'approuve pas du tout l'aspect commercial de cette fête. On pourrait penser que mon propos est celui d'une célibataire aigrie, mais tout porte pourtant à croire que je suis heureuse. De toutes façons je ne voulais pas vous parler de ça. En fait la St Valentin est donc, bien malgré le pauvre évêque qui portait ce nom, le jour de toutes les exhibitions amoureuses. Non que les amoureux heureux et fiers de l'être dont je fais parti (je pense à Britney Johnes et à sa description tordante des "mariés fiers de l'être") ne se privent les autres jours de l'année, mais le 14 février ils peuvent crier encore plus fort. Et on les entend, moi la première, dans le RER par exemple. Le téléphone portable (l'invention du siècle) est l'outil de base de l'amoureux(se) qui ne peut se passer de sa chérie d'amour. Et ça s'en dit des mots doux au téléphone, les amoureux. Vous avez déjà remarqué comme on change de voix pour parler à l'élu de notre coeur ? On frise le ridicule et pourtant on ne peut pas s'en empêcher. Je crois que le phénomène de la "petite voix" (nous l'appelerons ainsi pour simplifier qu'en dites vous ?) s'atténue avec le temps et la lassitude, mais au début d'une relation c'est assez incroyable. À tel point que ce matin, quand j'ai eu un certain "ex" au téléphone pour son anniversaire, je n'ai pas immédiatement reconnu sa voix. Eh bien voui, où était cette petite voix que je connaissais si bien ? À la place, j'avais la voix affirmée et enjouée avatar de l'indifférence post relation de couple.
Tout ça pour dire qu'on est suffisamment gnangnan quand on est amoureux pour ne pas tous se mettre à l'afficher ensemble lors d'une journée particulière ! (Un blog c'est beaucoup mieux pour s'étaler n'est-ce pas Petite Elfe ?)
Amicalement vôtre,
Petite Elfe qui aimerait bien ne pas toujours être seule le jour de la St Valentin, lol
*Messieurs c'est avec une profonde affection pour vous que je me permets cette petite pointe ^^
PS : Y a des fois où au lieu d'écrire un article débile, Petite Elfe devrait engouffrer une tartine de nutella.
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| Le passage obligé des bonnes résolutions (le 28/01/2008 à 18h42) |
"Etre dans le vent : une ambition de feuille morte" -Gustave Thibon-

À mi-chemin entre la nouvelle année et mes vingt-et-un ans, l'occasion de faire le point...
Mes CONneries de 2007 :
Confiante, Confiture, Congelée, Condensée, Contractée, Consciencieuse, Contentieux, Concentrée, Condamnée, Contagieuse, Confortable, Conviction, Compassion, Combative, Combattue, Concernée, Confrontée, Compulsive, Concise, Contrite, Concombre, Concubine, Concours, Concurrente, Condamnable, Convertie, Conditionnée, Confidente, Congénitalement Confuse, Consommée, Consumée, Consolée, Conquise !
Et pour 2008 ?
Pas de déCONvenue !
Et vous, y avait quoi sur les murs de la chambre de vos treize ans ?
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| Vacuité...pour changer (le 18/01/2008 à 03h39) |
J'entame un article qui ne servira strictement à rien, mais j'avais envie de me plaindre. Vous en connaissez beaucoup, vous, de gens qui choppent la gastro pendant leurs partiels ? Je vais finir par me taper un délire de persécution à la Rousseau en déclarant que Paris ne veut vraiment pas de moi et conjugue toutes ses forces hostiles pour me signifier que je ne suis pas à ma place. Je n'avais pas assez de cette détestable matière qu'est la grammaire samedi, non, il fallait qu'on ajoute la maladie et son cortège de fatigue au stress et aux insomnies !
Petite Elfe paumée a l'impression d'être le roseau de la fable...sauf qu'à force de plier, elle, elle se brise.Vivement la chaleur du sud ! Petite Elfe se surprend aussi à souhaiter une parcelle d'humanité... c'est grave docteur ?
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| Dites-moi Messieurs... (le 08/01/2008 à 23h42) |

Je ne suis pas féministe. Je crois que peu de femmes le sont vraiment. Nous vous aimons trop, vous, les hommes, nous aimons trop ce que vous représentez. Avant même de pouvoir parler des hommes par expérience, pour le peu que mes rapports amoureux/amicaux m'aient appris, j'avais de grandes théories sur eux. Comme toutes les petites filles, je trouvais les garçons bêtes, mais je me figurais qu'il existait pour moi un prince charmant, sorte de super héros qui serait une compilation de qualités et auprès de qui je trouverais le bonheur. L'homme viril mais sensible, spontané et réfléchi, puissant et doux qu'on espère toutes... Les belles antithèses ! Lors de mon adolescence, je m'essayais à établir des paralèlles entre nos deux sexes (hommes et femmes) et à voir quelles conclusions je pouvais en tirer. Un peu du genre "les garçons sont les plus forts et les filles les plus malignes". Elle flatte tout le monde cette petite phrase des cours de récré, chacun y trouve son compte. Au temps du lycée, j'avais coutume d'affirmer préférer la compagnie des garçons, plus francs, plus directs entre eux, à celle des filles, fourbes, hypocrites et cruelles. Mais ces généralités sont dangereuses, j'en conviens. Chacun de nous est différent (cette assertion est également d'une généralité rébarbative). Seulement voilà, au cours de mes nombreux "papotages entre copines" (et Dieu sait si les filles aiment papoter !) et au prix de mes propres déceptions, il y a une chose que je dois dire : les hommes ne savent pas rompre. Y a-t-il une bonne manière de rompre ? Non, évidement. Mais dans le genre compilation des pires manières de quitter quelqu'un, messieurs, vous êtes forts ! Qu'il s'agisse du lâche texto/mail/message sur répondeur ou du face à face mais sans aucune explication... Vous ne savez pas nous quitter : soit vous êtes odieux, cela vous facilite la tache et en votre grande générosité vous vous dites qu'on vous oubliera plus vite, soit vous êtes lâches et faibles : vous ne dites pas "je te quitte", il faut le faire pour vous. Et nous, imbéciles que nous sommes, car imbéciles nous le sommes, il faut pas se leurrer, on fait tout pour vous retenir, car on est amoureuses, on tente de vous démontrer que vous faites une erreur. Et là la piètre résolution que vous aviez prise sans pouvoir vous y tenir tombe, et avec elle, vous retombez dans nos draps bras. À votre décharge il faut dire que les êtres pathétiques que nous sommes alors ne reculent devant rien pour vous retenir. Mais pourquoi céder bon sang, puisque vous savez en votre fort intérieur que c'est fini ? Vous croyez pouvoir atténuer notre peine ? "J'avais peur d'avoir fait une connerie" dites-vous par la suite... évidement, toute décision ultime est lourde et difficile, mais quand vous en prenez une tenez-vous y ! Cela vous est déjà arrivé qu'un couple qui a cassé une fois s'en remette pleinement et pour le mieux ? Voyons ! Mesdemoiselles vous aussi, apprenez à tourner la page, pour votre propre sauvegarde ! Et là je parle du cas du mec sensible, à qui les sentiments de sa partenaire tiennent encore à coeur mais qui finit par la torturer plus qu'autre chose. Car le macho de base, lui, ne s'embarrasse d'aucunes précautions : piétiner son histoire ne lui pose aucun problème de conscience si cela peut l'aider à se débarasser de celle qu'il avait mis sur un piédestal et considère maintenant comme un boulet. C'est frappant quand même vous ne trouvez pas ? L'homme fait les premiers pas (au nom de quoi ? je vous l'accorde, mais c'est ainsi que vont les choses dans notre société...), dans l'effusion de la relation naissante, il se transforme en Shakespeare en herbe et déploie sa verge verve inspirée pour nous assurer de ses sentiments éternels... Plus réservées (pour peu que nous ayons déjà souffert) nous nous laissons finalement prendre au jeu ("promis ça ne m'arrivera plus", c'était-on dit...) et nous finissons par tout offrir à celui qui semble nous dédier son existence... Et là, la tendance s'inverse, et on se retrouve à mordre la poussière sans trop savoir comment. Non, nous ne sommes pas les seules. Les hommes aussi peuvent tomber de haut et les femmes être cruelles, égoïstes, monstrueuses. Mais allez savoir pourquoi j'ai la nette impression que cela nous arrive plus souvent de tomber. Peut-être le manifestons-nous avec plus d'emphase. C'est vrai que les femmes aiment bien que leur existence revête un petit côté tragique : se prendre pour des Phèdre victimes de la fatalité et de notre coeur...
Ce qui est intéressant dans les ruptures masculines, c'est que bien souvent, les hommes sont incapables de vous donner des explications. Les plus hypocrites vous diront "pose moi toutes les questions que tu veux" et regarderont leurs pieds lorsque vous userez effectivement de cette liberté. Arf, je ne suis pas objective, j'ai souffert et j'ai des amies qui souffrent présentement. (J'ai remarqué entre autre que les hommes aiment bien rompre à noël aussi : un regain de piété qui leur font considérer la relation sexuelle amoureuse comme un péché ? Les plus odieux vont jusqu'à signer leur acte d'un ironique "joyeux noël" ou "voila ton cadeau"). Je ne suis pas naïve, j'ai fais souffrir aussi, à mon grand regret. Mais cet article défoule, et je vais rétablir la parité en disant à tout ceux et celles qui font souffrir inutilement la personne qu'ils quittent : ordures ! Il n'y a pas de bonne manière de quitter quelqu'un, on croit toujours faire au mieux, mais la décence voudrait tout de même que nous évitions les pires (manières), et que nous tentions quelques explications, quelqu'en soit le prix !
Euh... sans vouloir te mettre la pression Ad... lol.
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| PS (le 06/01/2008 à 22h14) |
 Quelle mauvaise hôte je fais ! J'entame mon retour sur la blogosphère en omettant de souhaiter à mes fidèles lecteurs les meilleurs voeux qui soient en ce début d'année ! C'est donc de tout coeur et sincèrement que je vous souhaite à tous bonheur, réussite, santé et tutti cuenti ! J'aurai une pensée particulière pour ma meilleure amie et pour sa petite famille qui me tient beaucoup à coeur : les pensées sont d'un piètre réconfort en ces temps difficiles mais pour le peu que valent les miennes, elles vous sont acquises vous pouvez y compter. À ceux pour qui cela signifie quelque chose : prières, voeux de guérison et pensées positives en tout genre pour Jean-Luc seront toujours les bienvenues (je crois)... Camille, ce n'est pas parce que je ne suis pas à côté que je ne pense pas à toi et que tu ne peux pas compter sur moi sois en certaine ! |
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| Sensations fortes ! (le 06/01/2008 à 14h59) |
"Pour connaître la sensation du bonheur, il faut autant de temps que pour remonter sa montre" -Anton Tchekhov-
Oui j'ai un peu fait la morte ces derniers temps... j'en demande pardon aux rares personnes que ça aurait pu frustrer... Me voila de retour avec pleins de jolis partiels en perspective, de très beaux souvenirs de vacances mais aussi de moins roses, une enclume dans le coeur, et encore, c'est un euphémisme pour désigner le poids de l'absence des gens que j'aime. Oui plus le temps avance, plus je me sens seule à Paris. Le destin m'a néanmoins sourit quand l'incorrigible Jocelyn a pris par erreur le train pour la capitale avec ses neveux : le pauvre n'a pas pu descendre avant le départ du TGV. Résultat : quelques heures volées au temps gris et monotone d'ici. Pigale de nuit, original, inédit. Compagnons de mouchoirs et d'infortune.
Non tout ne se passe pas bien. Loin de là. Mais avec Lui je suis plus forte. Jveux dire Adrien, pour ceux qui auraient du mal à suivre. On s'est lâchés à contre coeur 24h pendant les vacances. Je dois dire que j'ai peur du "jour où...". Il y a toujours un "jour où...", je le sais d'expérience. Mais il y a le jour que l'on redoute et il y a celui qu'on attend. Pour moi c'est celui de la fin de mes partiels, quand je pourrai le rejoindre trois semaines. C'est celui du début de notre vie à deux, celui qui se profile sous les traits d'une relation différente, importante, décisive qui prend forme... l'année prochaine, peut-être, notre chez-nous. Effrayant ? J'aurais cru plus que ça, honnêtement. Enfin il y a le jour que j'attendais, le 25 décembre, quand Adrien allait ouvrir son cadeau de noël. J'aurai ménagé le suspens et la surprise jusqu'au bout : dans une boîte à chaussure remplie de bêtises, il a fallu fouiller et suivre les indications des cartes pour trouver les billets pour un road trip à deux. Trois mois d'existence en tant que couple, et déjà trois parcs d'attraction à notre actif (disons deux, puisque nous avons fait Disneyland à deux reprises). "Ils sont complètement fous", disent les gens autour de nous. Ils ont raison, mais on assume hein !
Je revendique les lauriers pour avoir filmé le Dragon Khan, grand huit à la structure impressionnante, comme vous pouvez en juger, mais Adrien n'était pas en reste puisqu'il me tenait le coude et me permettait ainsi de stabiliser l'image. En deux jours, nous avons fait 16 fois ce fameux Coaster, autrement dit nous avons pris 128 loopings dans la gueule figure en 48h. Mais c'est sans compter deux chutes libres de 100 mètres de haut et 8 pointes de vitesse les plus rapides du monde (pour un coaster) avec la nouvelle attraction du parc : le Furious Baco, de 0 à 135km/h en trois secondes !
Nos records à Disneyland rivalisent facilement, même si les attractions sont moins puissantes qu'à Salou : en pleine période du parc (c'est-à-dire lorsqu'il est rempli de petits moutons comme nous...) nous avons tout de même réussi à faire 6 fois le Space Montain en une journée ou encore 5 fois Indiana Jones et le Rock'n roller Coaster (avec Aerosmith en fond sonore, mmmmh !).
Quelques vidéos ici : Train de Dumbo Indiana Jones |
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| Mon amant (le 18/11/2007 à 01h33) |
 J'avais à peine onze ans quand je l'ai rencontré. Il n'avait pas alors la popularité et le succès qu'il serait amené à avoir en grandissant. Il m'avait été présenté par une connaissance de l'époque. Je dis "connaissance" car je refuse le titre "d'amie" à une personne de son acabit, mais pour simplifier la suite du récit, nous dirons qu'Il m'a été présenté par une amie. La modestie de son apparence me charma au préalable, mais mon amie, qui ne le connaissait pourtant pas finalement, semblait penser qu'il n'était pas particulièrement digne d'intérêt. J'appris tout de même à le connaître, secrètement. Nous nous donnions rendez-vous dans un coin de la Cour entre midi et deux. Rassurée par son équanimité, j'allais jusqu'à l'emmener dans ma chambre un après-midi après les cours. Il y fit rapidement sa place et nos rencontres dans cet antre intime se firent de plus en plus fréquentes. Je vous pries de croire que lorsque je le touchais alors, c'était avec toute l'innocence et la candeur de l'enfance : si danger il y avait pour mon intégrité, je ne m'en rendais pas compte. Mes parents eux-même ne virent aucune raison d'interrompre notre relation. Nous la poursuivîmes donc, et elle allait durer toutes ces années, gagnant en force au fil du temps. À onze ans j'avais ainsi rencontré celui qui allait devenir mon amant. Car amant il l'est bien, la linéarité de nos rapports ne permet pas d'en douter. Au fil des ans, j'appris à connaître son corps si lisse et souple, son parfum inimitable... Il savait me captiver, me toucher comme personne, il m'emenait dans un autre univers, un monde qui n'appartenait qu'à nous... J'avais bien sûr une vie sociale, des activités, une scolarité irréprochable... Mais il était mon vice caché, mon addiction. À quinze ans j'eus même un petit ami qui ne sut pas m'en détourner, bien qu'il ne sut jamais ce qu'il en était réellement. Cependant, malgré la nature fusionnelle de notre relation, je dus apprendre à le partager. Il s'était étoffé au fil des ans, il n'était plus le jeune garçon à lunettes repoussant qu'il avait pu être pour les autres quand il avait éveillé mon intérêt. Non pas qu'il ne fut déjà beau quand débuta notre histoire, mais le reste du monde finit par remarquer sa prestance et il gagna en popularité. L'idée que d'autres que moi puissent le toucher, le caresser, me mettait au supplice, mais en même temps je les comprenais ! Je me consolais dans la croyance que l'univers que nous partagions n'appartenait qu'à nous.
Je me souviens avoir un jour bravé la tempête pour le simple réconfort de sa douce présence... Il représente tout de même neuf ans de ma vie, c'est à la fois la relation la plus stable et la plus instable que j'ai jamais eue. Il pouvait se dérouler des mois sans que nous ayons le moindre contact, puis soudain nous nous voyions assidûement 15 jours durant, ou quelques heures seulement, cela me suffisait. Mais le dernier chapitre de notre aventure est arrivé. Au fond de moi, je l'avais toujours attendu, j'ai toujours tendu vers la fin de l'histoire, mais je l'appréhendais aussi : comment mettre un terme à une aventure si longue et si riche ? Notre dernière étreinte fut passionnée, je ne l'oublierai jamais, mais c'était la dernière, si à présent nous devions nous revoir, ce serait dans la nostalgie et le souvenir. En neuf ans, il aura su me surprendre toujours, moi qui le connaissais pourtant si bien !
Pourquoi est-ce fini me direz-vous ? La jalousie d'Adrien y serait-elle pour quelque chose ? Que neni, il comprenait mon vice et le tolérait tant qu'il n'empiétait pas sur notre relation. Non en fait c'est la faute de J.K Rowling : oui, pourquoi, pourquoi, pourquoi a-t-il fallu qu'il y ait une fin à Harry Potter ?
Je suppose qu'à présent, il me faut vraiment tourner la page...
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| Complicité kaléidoscopique (le 11/11/2007 à 03h04) |
 "Il fallait bien qu'un visage réponde à tous les noms du monde" -Eluard-
3h00 du matin. Sur un air de Vivaldi, nous nous lisons des poèmes d'Eluard au téléphone. Les saisons défilent au rythme des vers de Capitale de la douleur. Il y a une semaine, c'était la capitale en amoureux. Merveilleux, magique, tellement... "nous". La tour Eiffel, les quais de Seine de nuit, Notre Dame, les Halles, les nocturnes du Louvre, la Sorbonne, le tour de la ville en voiture à une heure du matin, les champs Elysées, l'arc de triomphe, Disneyland (oui, encore une passion partagée !)... Nous continuons notre symphonie silencieuse, bercés par une musique que nous nous garderons bien d'interrompre par des mots vides de sens. Mais chut, je suis déjà trop bavarde.
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| Flash Back (le 21/10/2007 à 19h10) |

Le 25 septembre 2007, voici ce que j'écrivais au dos de la feuille où je prenais des notes durant un stage d'ancien français...
Un amphithéâtre bondé. Les bavardages vont bon train. Pour arriver ici, j'ai emprunté les longs et majestueux couloirs chargés d'histoire de la Sorbonne. Avec Linkin Park en fond sonore, je retombe en adolescence, c'est limite surréaliste. Cela fait deux semaines que j'enchainne les stages de manière plus ou moins assidue (stylistique, ancien français...) dans une faculté dans laquelle la lenteur administrative fait que je ne suis même pas encore inscrite. Les gens ne parlent pas à ceux qu'ils ne connaissent pas, et quand ils ne connaissent personne, ils ne parlent pas tout court. Je lance des perches, je tente de soutenir des regards, mais j'ai l'impression de "pisser dans le vent" comme aurait dit mon jeune cousin. Les gens à Paris sont vraiment des gens : une foule anonyme et angoissante. Ils mangent seuls. Les Mac Do, espace social populaire par excellence, sont construits à cette image : la plupart des tables sont prévues pour des personnes seules. Je me fais acoster. On fait mine de m'enlever dans un tracto-pelle (je ne saurai jamais écrire ce mot), on me court après pour solliciter un rendez-vous... Je ne suis pas la seule ! Ma colocataire mariée est également courtisée. Est-ce l'air souriant dse filles du Sud ? Si ces gens savaient ce qui me fait sourire...
La prépa me manque curieusement. Mes amis me manquent. Ne plus partager mes extases et mes overdoses littéraires avec Marjolaine me manque. C'est une nouvelle vie qui s'ouvre à moi et je plonge dedans. J'avance. Le premier jour, en jean débardeur dans les rangs de la Sorbonne, je me sens provinciale comme jamais. Demain je m'achète un tailleur.
Je griffonne sur un coin de ma feuille tant mon imagination et mon besoin d'écrire se font pressants en ce moment. Je ne suis pas productive, mais je ne l'ai jamais tant été en pensée. J'ai envie de raconter tout ça à Adrien. Je me surprends à noter mentalement toutes ces choses que j'ai envie de lui dire. Des heures et des heures de conversation, nous sommes intarissables. Je ne dévoile pas tout, j'ai toujours envie de le surprendre, il m'épate. Moi ? En train de replonger tête la première dans les traditionnels excès de sentimentalisme des débuts d'une histoire ? Non... Il faut que je me souvienne de demander à Jocelyn si je suis encore moi-même. J'ai des crampes à force de sourire, je ne sais pas être tout simplement heureuse. C'est ça qui est dingue : être si euphorique sans savoir s'en accomoder. Je cherche le piège mais ne le trouve pas.
Un mois plus tard :
Toujours aussi seule dans Paris, toujours aussi nostalgique de la prépa et de Montpellier, toujours aussi heureuse près de lui qui va venir me donner la main, parce que, comme il dit, "Paris est une ville qui ne se visite que main dans la main". Si le piège existe, je ne l'ai pas encore mis à jour, je reste attentive hein !
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| Toi... (le 19/10/2007 à 03h29) |
Tes Baisers...
 Quand l'infini se consumme entre des lèvres qui se rejoignent...
JE VEUX, JE VEUX, JE VEUX...
TOI !Ben oui c'est mon cinquantième article, il fallait bien qu'il soit particulier ;-) ! |
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| Mi-figue Mi-raison... (le 13/10/2007 à 14h40) |
"C'est à partir de toi que j'ai dit Oui au monde" -Eluard-
Il me semble partager mon esprit, ma vie et mon temps entre deux univers dont je fais simultanément partie intégrante... Il y a d'abord le monde sensible, une routine qui est en train de s'instaurer à Paris : le RER, le bordel administratif de la Sorbonne, la majesté du lieu, la froideur des gens, la solitude, les repas sur le pouce, seule sur un banc, la solitude en cours où les quelques phrases lancées sur un ton amical ne semblent pas suffir dans cette jungle citadine contrastée qu'est Paris, l'hermétisme de la fac et des exigences de mes professeurs... Dans ce monde sensible, je peux mesurer ma solitude, ma petitesse, elfe perdue à l'existence négligeable... Heureusement les colocataires sont là. Nous ne vivons pas du tout les uns sur les autres, mais ponctuellement, un repas, un sourire, quelques mots qui mettent du baume au coeur d'une elfe éreintée en fin de journée. Puis je tente de noyer la pollution, les tensions et les crispations de ma journée sous une douche brûlante. J'ai l'impression de me consummer, de fondre, mais je n'y parviens pas, c'est chaque soir une expérience renouvelée de communion avec l'état liquide. Commence alors ma vie onirique, mon existence parallèle. Je me rends dans ma chambre et me glisse dans mes draps, puis je ferme les yeux... pour les ouvrir sur Lui. Je réalise que toute ma journée tendait vers ce moment où j'allais le retrouver sur msn. Car oui, c'est avec lui que commence le rêve. Quelques fois nous parlons toute la nuit, et je ne sais plus si ce que je vis relève de mes rêves ou de notre rêve éveillé. Pourquoi ne puis-je le toucher ? Pourquoi sa voix est finalement plus sensible que le monde matériel ? Pourquoi cet effleurement de mon âme me semble plus chaleureux que tous les rares contacts humains qui ont ponctué ma journée ? Ironie du sort, j'avais déjà le coeur douloureux de quitter Montpellier, mais je ne me doutais pas que mon coeur allait y rester, qu'il refuserait de me suivre dans mon assaut de la capitale pour rester entre des mains qui savent le caresser comme il en a besoin, qui savent lui parler en se passant de mots. Finalement je suis peut-être moi aussi comme tous ces parisiens : je manque de coeur, j'ai oublié le mien quelque part...volontairement.
" You cut me out in little stars and place me in the sky. I lose my sense of time
You know me How troubled I can be but through your kaleidoscope I let go.
Cuz you show me the world as it could be through your kaleidoscope it's beautiful"
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| Lui lui lui... (le 08/10/2007 à 02h43) |
"Le sel de l'existence est essentiellement dans le poivre qu'on y met"
Mais oui je dois écrire. Je dois faire un article. Au nom de quoi d'ailleurs ? D'une prétendue nécessité de régularité bloguesque ? À d'autres ! Je vous ennuie avec ma ptite existence morne et sans couleur. Alors voila que mes lecteurs décident de venir colorer ma vie maintenant. Il y a ceux qui viennent m'insulter : je les remercie, de quoi vivrait mon ptit espace sans leur verve satirique et tranchante ? Et puis il y a Lui. Oh ce serait prétentieux d'en faire un simple lecteur, mais il ne s'est pas arrêté à cette modeste surface bloguesque et il a cherché à savoir qui était derrière... Eh bien il m'a trouvée. Lorsque j'écrivais un article qui aditionnait tous les coups que j'avais reçu (Coups de gueule, de blues, de soleil et de coeur...) j'ai oublié un coup essentiel qui ne m'avait alors jamais VRAIMENT été porté (le coup de poing je connais déjà merci) : le coup de foudre. Et il faudrait que je vous décrive cela ? Vous ne sentez pas déjà combien ma plume pèche ? Comment poser des mots sur NOUS ? De la musique à la limite, comme celle qui nous a réuni et que nous écrivons ensemble : une véritable symphonie ! Ah ma propre mièvrerie m'écoeure. Hier soir dans le train qui me ramenait à Paris, dans ce satané TGV dont chaque mètre goulument parcouru m'éloignait des bras que j'aime, on nous donnait régulièrement des nouvelles du match "France-Nouvelle Zélande". Des gens qui ne se connaissaient pas, qui quelques secondes plus tôt étaient chacuns plongés dans leurs occupations respectives, que ce soit de la musique dans les oreilles, un léger ronflement accompagnant un micro-sommeil ou un livre, comme c'était mon cas, ces gens qui ne se connaissaient pas et n'avaient pas échangé un mot depuis le début du voyage se sont souris. Je me suis dis alors : il y a deux choses qui nous fédèrent dans ce monde ; le sport, et l'amour. Remarquez que cela peut être considéré comme un sport... Dans les deux cas le résultat est le même : je suis amoureuse, et ça me fait mincir !
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| Considérations nocturnes (le 21/09/2007 à 00h22) |
"L'envie qui parle et qui crie est toujours maladroite : c'est l'envie qui se tait qu'on doit craindre" -Rivarol-
Envie de fiction ce soir...  Envie de toi et de tous ces petits moments qui font la vie à deux. Tes bras qui m'entourent et maintiennent tout autour de mon être fragile cette barrière qui le protège du monde. Envie de tes yeux qui me déshabillent et dont l'intensité me fait fondre. Envie de ta main sur la mienne, au détour d'une rue, de cette pression contre ma paume qui traduit un élan d'affection intense et sans mesure. Envie de ces discussions sur l'oreiller et de ces heures à refaire le monde. Envie de tes petits défauts, de ta moue du matin quand tu n'as pas encore bu ton café, de tes coups de gueule lorsque tu regardes les infos, de ton impatience quand je suis au téléphone avec une amie. Envie de tes commentaires tendres sur mes insupportables sautes d'humeur, de ton regard complice au milieu d'une foule, d'un bain avec toi dans un océan de fleurs, dans le monde de l'art, ou dans une salle de bain. Envie de tellement de choses... et envie de rien. Envie de me déployer, d'ouvrir mes ailes et mon âme au monde et d'y puiser les vraies valeurs, de te découvrir, toi que je cherche pour toutes les raisons que je n'ai pas énumérées, de te rencontrer, toi à qui je ne crois plus. Tu ne seras pas ce dont j'ai envie, la seule chose que je veux que tu sois, c'est toi-même, et tu es déjà bien plus réel que ce déploiement de pensées chimériques. Merci !
*** 19 janvier 2006. Elle fit un geste pour éteindre son écran, mais le film qu'elle venait de visionner l'avait trop chamboulée pour qu'elle puisse dormir. Il lui manquait. Elle ne lui avait pas écrit depuis quand ? Septembre ? Octobre ? D'une main tremblante, elle se mit à écrire.
"J'avais envi, il y avait si longtemps que ça me démangeait. Comme souvent, cette soudaine fureur et frénésie de l'écriture est provoquée par un électrochoc émotionnel : je viens de voir un film touchant, bouleversant, il m'a fait penser à toi, oserais-je dire à nous ? Je ne veux pas t'effacer. Je ne peux pas t'effacer de ma vie. Eternal Sunshine. C'est le titre. Tu l'aimeras, si tu ne l'as pas déjà vu. Enfin je crois, car je ne te connais plus, tu ne me montres plus que la surface de l'iceberg, et je dois dire que je ne mérite pas mieux.
Il ne faut jamais trainer le passé derrière soi, on avance pas. Il ne faut jamais regretter, cela n'engendre que les larmes... Mais en même temps, ces mêmes larmes sont la marque de notre humanité, d'un coeur qui pleure, de sentiments.
Ce soir mon coeur te pleure, ce soir mon âme t'appelle, même si cet appel sonne dans le vide, dans le lointain informatique et fonctionnel.
Je ne sais qu'ajouter sans me couvrir d'un ridicule pathétique, et bien que tu ne t'en sois jamais formalisé, j'ai peur que ce soit le cas désormais.
Baisers, calins, tendresse, en souvenir du temps où nous les échangions, quoique toujours spirituellement.
à toi malgrè tout, tu seras toujours celui à qui j'ai ouvert mon coeur quand il se faisait encore des illusions sur l'amour." |
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| Paroles et fragments (le 27/08/2007 à 00h04) |
Quelques clichés...

Les sentiments apparents La légèreté d'approche La chevelure des caresses. Sans soucis sans soupçons Tes yeux sont livrés à ce qu'ils voient Vus par ce qu'ils regardent. Confiance de cristal Entre deux miroirs La nuit tes yeux se perdent Pour joindre l'éveil au désir.
-Eluard- 
Ouvre tes ailes beau visage Impose au monde d'être sage Puisque nous devenons réels.  
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| Babillage (le 13/08/2007 à 20h08) |
"La volonté n'a rien à faire dans l'amour. On ne choisit pas celui qu'on aime."-Laure Conan-
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